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Aquin, Haiti. April 2015.

quoique d’origine rurale, … la manifestation des bandes de Rara est loin d’être quelque chose d’exclusivement champêtre. En effet, de la campagne à la ville comme dans la capitale d’Haïti, c’est une période rythmée, entre autres, par les tambours et les vaksin.

Abimaël Lindor, Palmes Magazine, 13 Août 2021.

De son site ou lakou (espace comprenant plusieurs unités de logement, souvent un lieu de culte vodou), une bande se déplace avec quelques dizaines de personnes et augmente en cours de route

[…]

Les déplacements des bandes avaient surtout lieu la nuit et se déroulaient dans les sites vodou et leur périphérie. L’activité d’une bande de rara était comparable à celle d’une petite armée appelée à défendre un territoire. La dénomination de plusieurs bandes à Léogâne en témoigne : «Chien méchant», «Renommée», «Taureau lakou», «Tirailleurs», ce dernier étant le nom d’une ancienne unité d’élite de l’armée d’Haïti. L’effectif d’une bande de rara ne dépassait pas une cinquantaine de personnes, souvent des adeptes du vodou. Les musiciens jouaient de petits instruments traditionnels : coquille de lambi, vaksin, râpe en fer blanc, tige de fer et tambour.

Avec l’organisation du festival de rara à partir de 1992 et l’arrivée de nouveaux dirigeants scolarisés et/ou issus de la diaspora, le rara s’est transformé totalement. Il est devenu, lors des fêtes de Pâques, le rendez-vous de plusieurs milliers d’Haïtiens.

Joseph Ronald Dautruche, l’Inventaire du patrimoine immatériel d’Haïti

One thing you find running through Haitian music throughout its history is a focus on
Haitian identity. Haitians are really keenly aware that they are a small nation, a particular
people, with a very singular identity.

[…]

Haitians are always aware that they’re in a transnational, global order, in a hemisphere full of other
nations
.

Elizabeth McAlister

Transcript of podcast. More in archived page rara.wesleyan.edu


Related : obscénités et vulgarités–catharsis pour les Haïtiens de toutes les classes sociales

Vini kouzen, map mennen w

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Aquin, Haiti. April 2015.

À la fin du parcours, Mawoule et ses pairs ont remis un drapeau hautement symbolique aux autorités municipales. Avec le soleil au milieu, « ce drapeau traduit la tradition des Tainos et la culture de la canne à sucre tendant à disparaitre de la commune », expliquent-ils, espérant que l’étendard sera pris en considération et hissé.

Emmanuel Saintus, Journal Haïti Progrès

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Provided to YouTube by RCA Victor

The Lagoon · Gavin Greenaway

The Thin Red Line

? 1999 BMG Music

Released on: 1999-01-11

Arranger, Composer, Producer: Hans Zimmer
Mixing Engineer, Recording Engineer: Alan Meyerson
Harp: Ellie Choate
Orchestrator: Bruce Fowler
Harp: Marcia Dickstein
Violin: Endre Granat
Coordinator: Rosanna Sun
Orchestrator: Yvonne S. Moriarty
Assistant Engineer, Engineer: Gregg W. Silk
Harp: Katie Kirkpatrick
Arranger: Klaus Badelt
Flute: Daniel Kuramoto
Flute: June Kuramoto
Unknown: Lee Scott
Unknown: Adam Smalley
Percussion: Francesco Lupica
Mastering Engineer: Joe Gastwirt
Percussion, Vocal: Johnny Mori
Coordinator: Maggie Rodford, Air Edel & Associates
Bassoon: Ken Munday
Coordinator: Tom Broderick
Percussion: Emil Richards
Percussion: Danny Yamamoto

Discogs.

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Happiness seems to require having a well-ordered life avoiding difficulty or discord, while joy can and does show up anywhere, often unexpectedly.

[…]

Joy is a desubjectifying process, an unfixing, an intensification of life itself. It is a process of coming alive and coming apart.

[…]

Plants are anything but passive.

[…]

They made the world.

R.S.

Black woman joy is like this:

Mama said one day long before I was born

she was walking down the street,

foxes around her neck, their little heads

smiling up at her and out at the world

[…]

This day was for foxes and hip rhythm

and musical perfection and folks on the street joining in the celebration

of breath and holiness. And they did too. In color-coordinated ensembles,

they kicked and turned and grinned and shouted like church

or football game, whatever their religious preference. The air

vibrated with music, arms, legs, and years of unrequited

sunshine.

The Language of Joy by Jacqueline Allen Trimble

Des grains de poussière sur la mer: Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti 

Dust Specks on the Sea: Contemporary Sculpture from the French Caribbean & Haiti opens on June 11 at Villa du Parc Contemporary Art Center in Annemasse, France; show runs through September 18, 2022. 

Raphaël Barontini, Sylvia Berté, Julie Bessard, Hervé Beuze, Jean-François Boclé, Alex Burke, Vladimir Cybil Charlier, Gaëlle Choisne, Ronald Cyrille, Jean-Ulrick Désert, Kenny Dunkan, Edouard Duval-Carrié, Adler Guerrier, Jean-Marc Hunt, Nathalie Leroy-Fiévée, Audry Liseron-Monfils, Louisa Marajo, Ricardo Ozier-Lafontaine, Jérémie Paul, Marielle Plaisir, Michelle Lisa Polissaint & Najja Moon, Tabita Rezaire, Yoan Sorin, Jude Papaloko Thegenus, Kira Tippenhauer

Des grains de poussière sur la mer – Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti présente les œuvres de vingt-six artistes issus de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane française et d’Haïti. L’exposition met en scène différentes approches matérielles et conceptuelles témoignant des pratiques des artistes de cette région du monde ; elle vise à souligner leur participation à un monde de l’art globalisé tout en poussant dans ses retranchements la question de savoir qui est au « centre » et qui est à la « périphérie ». Conçue à partir du médium de la sculpture, l’exposition présente les œuvres d’art de manière à la fois distincte et intégrée afin d’évoquer un réseau d’idées autour du patrimoine, de l’histoire, de l’identité, du corps social et de la politique.

L’exposition Des grains de poussière sur la mer – Sculpture contemporaine des Caraïbes françaises et d’Haïti a été créée par Arden Sherman pour la Hunter East Harlem Gallery du Hunter College New York en 2018. Elle a été rendue possible par le soutien généreux des services culturels de l’ambassade de France aux Etats-Unis et du Hunter College. Elle a également été soutenue par les directions des affaires culturelles de Martinique et de Guadeloupe, et la fondation FACE.

En France, l’exposition est coproduite par le Hunter College de New York, la Villa du Parc (74) et la Ferme du Buisson (77), centres d’art contemporain d’intérêt national.